Coco-49 a écrit:
Bonjour,
petitesouris a écrit:
La dernière chose qui me trouble encore, c'est que sur mon fameux phal, les fleurs les plus "anormales" et les plus proches de la symétrie radiale sont les plus anciennes. Ca me donne l'impression que les fleurs les plus jeunes en bout de hampe ont "dilué" le phénomène puisque les pétales ont une forme plus proche de la normale... Donc ça serait plutôt environnemental ? Perturbation en début de formation de la hampe ?
Ça veut dire qu'à l'avenir, ta plante élevée dans de bonnes conditions ne reproduira pas ses "erreurs" ?
Coco
Ben d'après ce que j'ai lu, une étude génomique a été faite suite aux observations de Linné qui avait remarqué, que, près de chez lui, il trouvait des
Linnaria vulgaris péloriques relativement fréquemment. Après avoir étudié le génome des plantes péloriques, ils se sont aperçus que leur génome était identique (au niveau des gènes homéotiques) à celui des plantes "normales", la seule différence résidant dans une hyperméthylation de certaines séquences d'ADN, qui, du coup, deviennent muettes ou au contraire plus exprimées après transcription. L'hyperméthylation serait due à une enzyme plus active (une méthylestérase quelconque, j'ai oublié le nom) mais celle-ci est toujours codée par le génome de la plante. Après, le problème est de savoir si cette enzyme est activée suite à une mutation du code génétique ou à cause d'un phénomène environnemental. Et apparemment les deux phénomènes co-existent... Et je n'ai pas lu de détails sur ces perturbateurs environnementaux ! Donc on n'est pas plus avancé...
En tous cas, il est dit que ces phénomènes d'hyperméthylation de l'ADN sont une possibilité d'adaptation "rapide", des plantes à des changements environnementaux, et ça vient compléter la sélection naturelle darwinnienne qui, elle, concerne l'adaptation génétique... Cela dit, ce sont des découvertes récentes et tout ça est encore assez controversé.
Pour en revenir à mon
Phalaenopsis, la dilution de l'anomalie me fait penser à un facteur environnemental (mais lequel ? Nutritionnel ? Rayonnement ? Pesticide ou autre produit chimique de ce genre ?) qui s'est atténué avec le temps au fur et à mesure de la morphogénèse des fleurs. Après est-ce que ma plante a une prédisposition génétique à être plus sensible à certains facteurs environnementaux ? Si oui, il y a de fortes chances que l'anomalie se reproduise au fur et à mesure des floraisons... Maintenant, si on arrivait à faire se reproduire cette plante (à la limite ça c'est pas le plus compliqué, c'est plutôt la germination :wink: ) et que les descendantes étaient aussi plus ou moins anormales, on pourrait penser que c'est plutôt génétique ?
Je vais continuer à lire en tous cas...
Bon, maintenant, je ne suis pas généticienne hein ! Si d'autres ont des avis différents ou que je me plante lamentablement, n'hésitez pas !
PS : je peux aussi arrêter de me poser ce genre de questions idiotes !
@ Philippe13 : Waou ! Géologue ! Mon premier rêve professionnel (avant que je m'aperçoive que j'avais besoin de faire des maths pour y arriver, et que malheureusement les maths ne m'aiment pas) !