Etat d'avancement de l'expérimentation de la culture en bouteille plastique sur mèche au 8 mars 2015, soit deux mois après la mise en oeuvre.
Rappel des conditions générales de culture : environnement serre tropicale chaude humide, jardin, Paris, exposition sud.
Première remarque générale : la mèche doit être réduite à la dimension de 1 cm de large pour 10 centimètres de haut, pour utilisation en bouteilles plastiques de 1 litre à 1,5 litres (jus d'orange, goulot large). Plus large, la mèche fait remonter trop d'humidité et le substrat est saturé en permanence (rappelant qu'il s'agit d'une serre à humidité permanente de 75 % à 80 %). Dans ces conditions, la consommation d'eau est d'ailleurs très faible.
Test sur mini
Phalaenopsis hybride (voir photo plus bas).
La plante avait été traitée à la pâte à keikis sur un noeud bas de la hampe florale avec pour conséquence la perte de toutes les fleurs en une semaine. Après quoi cette hampe avait été réduite au dessus du noeud et la plante installée dans sa bouteille. Après deux mois les racines sont en bon état, les seuls point abîmés sont ceux qui gardaient un peu de sphaigne collée au moment du transfert. Les feuilles croissent bien, très fermes. Le bourgeon traité à la pâte à keikis pousse toutefois assez lentement.
Cinq ou six autres
Phalaenopsis installés également en bouteille plastique présentent racines et feuilles en bon état avec un rythme de croissance plus net pour les racines que pour les feuilles.
Pour la poursuite de l'expérience et étudier l'évolution avec un changement de milieu, le mini
Phalaenopsis hybride a été transféré ce jour en pot standard transparent avec écorce de pin et mousse ; et un
Phalaenopsis botanique a été monté sur plaquette neutre avec sphaigne.
Test sur
Oncidium hybride (voir photo plus bas).
La plante était en très mauvais état avec perte des racines causée par une immersion prolongée dans l'eau d'un cache-pot étanche. Après deux mois il apparaît quelques racines neuves. Les pseudobulbes sont très abîmés. Un seul garde encore une certaine fraîcheur mais il n'y a pas de pousse neuve visible.
La méthode semble à première vue plus propice aux genres à fortes racines qu'à ceux à racines fines.
Pour la poursuite de l'expérience, la plante a été également tranférée en pot transparent avec même compost que ci-dessus.
Test sur
Angraecum sesquipedale très jeune (pas de photo).
Bonnes racines, mais pas une seule nouvelle feuille en deux mois et pas de nouvelle racine non plus.
La plante reste dans sa bouteille dans l'immédiat.
Aucune nouvelle hampe florale ne se manifeste sur aucune de toutes les plantes élevées en bouteille plastique, à titre d'information, sans vouloir chercher de cause à effet.
Avec un recul de deux mois, un premier intérêt se discerne avec cette méthode dans le fait qu'il est possible de s'absenter sur une assez longue période sans se soucier du problème d'arrosage, la consommation d'eau étant très faible.

