Comparettia coccinea, dont le genre est cousin de Rodriguezia et
Ionopsis, abonde à l´état sauvage dans des stations 'artificielles' à l´arrière pays brasiérien (Serra do Mar) où les températures sont plus clémentes que sur les fronts de montagne océaniques.
Il aime les endroits mi-ombragés sur les sommets des arbres avec une bonne hygrométrie ambiante.
En l´observant de près, vous pourrez voir un pseudoB bien formé et une ou deux feuilles crasso-coriacée. Ce qui veut dire : je résiste à la sécheresse.
Ses fleurs viennent à la fin de l´été sur une hampe linéaire. Elles sont petites avec +-1 cm de hauteur et portent un éperon (contenant sûrement un attractif pour le polinisateur).
Si la hampe se casse en cours de formation, alors il y a formation d´une hampe latérale de secours (façon Phal.)
La floraison n´est pas simultanée sur une hampe. La plante porte souvent des capsules jeunes (bas de hampe) et des fleurs terminales simultanément.
C´est une espèce qui a trouvé sa place parmi les humains (cas de
Brasilidium crispum aussi), car je n´ai observé ces plantes que sur des arbres de jardin: orangers, goyaviers, 'acéroliers', 'jabuticabeiras', 'pitangueiras'. Les 4 derniers étant des Myrtacées.
Les orangers (exotiques) eux sont très enclins aux maladies et à la mort subite, ce qui n´est pas le cas des autres arbres cités (Myrtacées endémiques).
Il faut croire qu´il y a une spécificité mycètes/arbres/
Comparettia. Car sur moulte autres espèces il n´y a pas un seul exemplaire.
Le plus curieux est que ces
Comparettia ont une incroyable capacité de multiplication et de dévéloppement.
En +-trois ans ils sont aptes à fleurir. Ce sont de recordmen !
Ils vivent sur des supports précaires (branches fines, mortes).
Cette population que j´observe depuis une bonne 20aine d´années a, en outre, la capacité de se mouvoir dans le terrain en l´espace de 5 ans. 'Déménageant' leurs gènes des aires devenues hostiles et les 'emménageant' 100m plus loin, là où les conditions tendent vers la clémence.
En définitive, ces plantes ont un cycle de vie court (environ 5 ans) sur ce site, associé à un taux de reproduction/germination/dévéloppement extrèmement élevés. Ils prospèrent un peu à la mode des
Bulbphyllum de
ce post avec une espérance de vie bien moindre.
Cette fertilité inimaginable lui confère la capacité de coloniser rapidement les milieux favorables.
Mais leur durée de vie est raccourcie JUSTE parce que l´espèce se dévéloppe sur des supports fragiles. Puis elle supporte mal les années trop arrosées ou froides (épidémies).
Les photos
Un tas

Un autre tas

flo

Son inflorescence est linéaire avec, comme son non l´indique, des fleurs écarlates.
Je me demande pourquoi on ne voit pas de ses hybrides avec
Ionopsis (inflorescence paniculé)

Développement sur feuille qui signale les excellentes conditions ambiantes.
Ces feuilles de goyavier durent quelques années sur place, elles portent même de lichens ou des seedlings de
Tillansdia.
On pourrait croire que le spéciment est tombé puis s´est accroché. Eh bien non.
D´abord il a peu de chances de le faire... à moins que la branche à laquelle il était initialement accroché passait par là avant désintégration... c´est plausible aussi. De mémoire, j´ai pu voir des seedlings sur feuille.
Mais là c´est fichu!

Capsule en cours en tout premier plan (trouble)

Plante sur sa deuxième année de floraison et la relève avec +-1 an et demi

Mais qui est ce que je vois là?

C´est Cacau le galopin! Où est passée Julietta, Cacau ?
